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Schizophrénie

Au Québec on estime que 1 à 2% de la population est touchée par la schizophrénie.

Sur notre territoire  cela représente environ 4 000 personnes.

Définition

La schizophrénie se définit comme une perte de contact avec la réalité. Elle est une maladie du cerveau qui se manifeste par des perturbations de certaines fonctions mentales. Ce n’est pas une maladie de l’âme, ni un manque de volonté, ni une double personnalité, mais bien un « défaut » de certains circuits neuronaux du cerveau. Il en découle une invalidité, un handicap et, malheureusement, une stigmatisation causée par la méconnaissance de la maladie.

Les symptômes

La schizophrénie se caractérise par deux types de symptômes (positifs/négatifs) qui n'apparaissent pas de la même façon chez tous ceux qui en sont atteints. Les symptômes aigus (positifs) apparaissent habituellement au début de l’âge adulte, entre 17 et 23 ans chez les hommes et entre 21 et 27 ans chez les femmes. Ils sont dits «positifs» parce qu’il s’agit de manifestations qui s’ajoutent aux fonctions mentales normales. C’est leur présence qui est anormale.

Symptômes positifs :   Hallucinations, idées délirantes, langage incohérent et discours illogique, préoccupations exagérées, comportements agressifs, agitation, perte de conscience de soi.

Les symptômes positifs sont plus facilement identifiables, car ils se manifestent de façon observable.

Symptômes négatifs : Manque de motivation et d'intérêt, retrait social, apathie et inaction, ambivalence et prise de décision ardue.

Les symptômes négatifs, bien qu’ils soient souvent les premiers à apparaître, sont plus difficiles à déceler et sont souvent confondus à ceux de la dépression.

L’apparition des symptômes amène généralement  une multitude de questions et cette incompréhension crée beaucoup de stress, tant pour la personne atteinte que pour son entourage.

Les causes

Les recherches scientifiques les plus récentes tendent vers l'hypothèse que la schizophrénie serait, en partie, attribuable à des causes génétiques. Certains individus ont une prédisposition (vulnérabilité neurophysiologique) à développer la maladie quand des facteurs stressants surviennent dans leur vie.

Les traitements

Le traitement le plus efficace consiste en l’utilisation combinée de médicaments antipsychotiques, d’un suivi psychologique et d’une réadaptation qui aide la personne à fonctionner dans la société. De plus en plus les gens souffrant de cette maladie sont en mesure de vivre une vie satisfaisante. Les recherches démontrent qu’il est essentiel d’intervenir le plus tôt possible, dès l’apparition des symptômes, pour un meilleur résultat.